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LES SENIORS CONSOMMENT-ILS TROP DE MEDICAMENTS ?

 

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Avec l’âge la liste des médicaments délivrés sur ordonnance a tendance à grimper. Selon une étude, près de 40% des personnes de plus de 75 ans consomment 10 médicaments ou plus par jour.

Cholestérol, hypertension, ostéoporose, trouble de l’anxiété et du sommeil… voici des troubles qui engendrent la prise de traitement multipliant le nombre de prescriptions quotidiennes.

Les accidents liés à une surdose de médicaments par la poly médication, chez les aînés, occasionnent chaque année 130 000 hospitalisations et environ 10 000 décès. Chez les plus de 80 ans, 20% des hospitalisations sont à mettre sur le compte d’un mauvais usage du médicament.dans 45 à 70% des cas, ces effets indésirables seraient évitables.

Alerte de l’HAS

En 2005, la Haute Autorité de la Santé (HAS) indiquait que « la poly médication reste habituelle chez les sujets âgés » et que c’était « légitime ». Elle indiquait, cependant que « cela augmentait les risques d’infection iatrogène, une diminution de l’observance des traitements et un coût élevé » l’HAS concluait que « mieux prescrire chez les sujets âgés est un enjeu de santé publique ».

Pourtant, malgré le discours volontariste de l’HAS, on enregistre une mobilisation faible des autorités sanitaires pour endiguer le phénomène..

Si les actions ne manquent pour informer les usagers, elles relèvent trop souvent d’actions de groupements d’intérêts privés des professionnels du secteur de la santé et de l’assurance, comme le collectif sur le bon usage du médicament.

De son côté l’Assurance Maladie a mis en place des incitations financières auprès des médecins pour atténuer la prescription de certaines molécules. Quant aux pharmaciens, ils peuvent procéder à des bilans de médication à l’intention des seniors pour éventuellement modifier leur traitement.

Déprescription contre lobbies pharmaceutiques

Le Canada a lancé une expérience. Il s’agit de réduire progressivement des doses ou de cesser des médicaments qui pourraient altérer la santé des patients ou qui sont considérés comme inutiles. Cette méthode, appelée déprescription, est basée sur un dialogue interactif entre les aînés, leurs familles et les praticiens, afin d’optimiser au mieux les posologies. Enfin, ce système est appuyé par un réseau composé de chercheurs cliniciens et de décideurs. Un site dédié est accessible sur Internet : https/www.reseaudeprescription.ca.

L’idée fait son chemin en France, mais cela reste marginal. Les laboratoires pharmaceutiques exercent toujours une forte influence sur les médecins prescripteurs, même si officiellement on dit qu’ils sont mieux formés et informés depuis les scandales retentissant comme celui du Médiator. Il faut savoir que près de 10 millions de boîtes de ce médicament ont été prescrites en 2005, hors AMM (autorisation de mise sur le marché).

Ces lobbies puissants se déploient au sein même des institutions communautaires. Actuellement, ils s’exercent pour convaincre les instances européennes de la nécessité de prendre des médicaments à titre préventif. Par exemple, un anti-cholestérol à une personne qui n’en a pas.

L’antibiorésistance, une menace bien présente

Fin 2015, l’Organisation mondiale de la Santé a créé un programme international de surveillance de la résistance aux antibactériens, auquel participe une cinquantaine de pays – la France n’était pas membre à l’époque. Le réseau de surveillance rapporte que « les cas de bactéries résistantes à au moins un antibiotique d’usage courant chez les personnes suspectées d’une infection sanguine pour dépasser les 80% ».

« Les taux de résistance à la pénicilline, médicament utilisé depuis des décennies pour traiter la pneumonie dans le monde, vont de 0 à 51% dans les pays ayant notifié des données », détaille l’OMS. De plus, dans le cas où une infection par Escherichia coli est identifiée, « entre 8 à 65% des bactéries présentent une résistance à un antibiotique couramment utilisé contre ces infections ».

En France, la résistance aux antibiotiques serait à l’origine de 5 500 décès par an. Elle est responsable de 125 000 infections à bactéries multi résistantes.

Arnaud FAUCON INDECOSA CGT

CANCER DU SEIN :

DE FORTES SUSPICIONS SUR DES LIENS ENTRE POLLUANTS ET MÉTASTASES

Dioxine et PCB sont des polluants persistants qui pourraient favoriser le développement de métastases du cancer du sein, selon les chercheurs de l’Inserm de Paris. Nous pouvons retrouver un aperçu des travaux de l’Institut dans la revue Environnement international de novembre. Le cancer du sein représente un enjeu majeur de santé publique, avec plus de 2 millions de nouveaux cas diagnostiqués et plus de 600 000 décès dans le monde, en 2018. L’Institut indique dans son rapport que « la présence de métastases à distance de la tumeur d’origine est un marqueur d’agressivité de ce cancer ».



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