Non à la fusion Gdf - Suez ! Consommateurs, usagers, l’énergie c’est votre affaire !
Le pouvoir d’achat des Français est au plus mal, la facture énergétique ne cesse de s’alourdir et les conditions sociales se dégradent. Malgré cette situation, le gouvernement, prétextant une offre publique d’achat d’une entreprise italienne sur le groupe franco-belge Suez, a décidé de le fusionner avec l’entreprise publique Gaz de France. Cette opération fragilise et remet en cause la France dans son indépendance énergétique. Ce mariage de la “ Carpe et du Lapin ” n’a d’autre but que de se mettre en cohérence avec l’ouverture à la concurrence voulue par l’Union européenne. Suez est un groupe multinational qui obéit aux règles fixées en priorité par ses actionnaires : fonds de pension et réseau obligataires. Nous ne pouvons accepter que l’on brade ce qui relève de l’intérêt général au profit du Cac 40. Pour Indécosa-Cgt, l’énergie n’est pas une marchandise comme les autres et son accès est un droit fondamental qui doit échapper à la logique privée. Des conséquences graves • La France en tant qu’Etat aura peu d’influence sur les négociations des contrats longues durées avec les pays producteurs. Peu à peu, ils seront remplacés par des contrats “ spots ” de courtes durées soumis aux aléas du marché ; • les programmes de recherches seront tributaires du bon vouloir des actionnaires. Quelles seront les conséquences sur la prospection et la recherche de nouveaux gisements ? ; • les prix ne cesseront de grimper. Depuis l’ouverture du capital, le prix du gaz a augmenté de 23 % en un an. Et Bruxelles s’est déjà prononcée pour la fin des tarifs “ régulés ” y compris pour les consommateurs ; • la nouvelle entité sous-traitera à d’autres opérateurs des missions de sécurité et d’entretien des réseaux avec comme motivation la baisse des coûts au profit des marges bénéficiaires. Pour éviter une telle “ catastrophe ”, il faut : • garder et optimiser la maîtrise publique de l’énergie grâce à la fusion Edf-Gdf ; • maintenir les tarifs “ régulés ” pour les particuliers et aller vers une véritable tarification sociale pour les plus démunis ; • mieux organiser la concertation avec les représentants des consommateurs et soumettre à un protocole d’accord les décisions concernant le prix et la qualité du service ; • garder la maîtrise de la sécurité et de l’entretien des infrastructures afin de ne pas réitérer la tragédie des fontes grises de Mulhouse. Interpellons les décideurs politiques pour refuser le bradage de notre patrimoine français. Le service public de l’énergie a besoin de nous tous pour faire reculer le gouvernement qui doit comprendre que ce n’est pas une marchandise comme une autre. Consommateurs, usagers, salariés, retraités, privés d’emplois, étudiants, défendons nos intérêts ! Participons le 12 septembre aux manifestations, à la mobilisation “ intersyndicale ” et aux autres initiatives à venir pour combattre ce projet et dire haut et fort : Touche pas à mon énergie !!!
Lien vers la fédération CGT des Mines et des énergies : http://www.fnme-cgt.fr/